Technologies de pompes
On distingue principalement deux familles de pompes, selon leur position par rapport à l’eau :
- La pompe de surface : elle est installée hors de l’eau, généralement au bord d’un puits, d’un réservoir ou d’un cours d’eau. Elle aspire l’eau par dépression. Son fonctionnement est limité par la profondeur d’aspiration : en pratique, elle reste efficace si le niveau d’eau se trouve à moins de 4 à 5 mètres sous la pompe. Si l’eau est plus profonde, l’aspiration devient insuffisante et la pompe perd fortement en rendement.
→ Donc au-delà de 4–5 m, une pompe de surface n’est plus adaptée.
- La pompe immergée : elle est placée directement dans l’eau (puits, forage, citerne). Au lieu d’aspirer, elle pousse l’eau vers la surface, ce qui lui permet de fonctionner même avec des niveaux d’eau très profonds. → Elle peut être utilisée pour pratiquement tous les niveaux d’eau, que la nappe soit proche ou très basse.
Composition d’une pompe
Quel que soit le type (surface ou immergée), une pompe est toujours constituée de trois parties distinctes :
1. Le moteur (DC ou AC)
- Il fournit l’énergie mécanique nécessaire pour entraîner la pompe.
- Moteur DC (courant continu) : souvent utilisé avec des systèmes solaires ou des batteries.
- Moteur AC (courant alternatif) : utilisé sur réseau électrique ou via onduleur.
2. La transmission
- C’est l’élément qui relie le moteur à la partie hydraulique et transmet le mouvement de rotation.
- Elle peut être directe (arbre couplé) ou via d’autres mécanismes selon la conception.
3. La partie hydraulique
- C’est le cœur du pompage : turbines/roues, corps de pompe, etc.
- Elle transforme le mouvement mécanique en débit et pression d’eau, permettant le transfert de l’eau vers le point d’usage (réservoir, irrigation, réseau domestique…)